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mercredi 20 juin 2012

Violences dans la famille : comprendre les dictatures familiales

Mesdames, Messieurs,

Vous êtes réunis depuis le début de cette journée pour partager votre expérience sur la question des violences dans la famille et plus spécifiquement des dictatures familiales. Je pourrais vous dire que j’ai plaisir à vous rejoindre pour conclure cette journée, si le sujet n’était pas aussi grave.

Les dictatures familiales sont un fléau universel, qui a touché, à travers les âges, toutes les civilisations, sans exception. Et quand ces violences sont institutionnalisées, justifiées par les coutumes, les lois, ou les religions, elles n’en sont que plus inacceptables.

La dictature familiale est un fléau pervers, parce qu’elle prend racine au sein du foyer qui devrait être, au contraire, un espace protégé, où l’on peut se retirer du monde extérieur, où l’amour familial peut s’épanouir. C’est donc tout l’équilibre de la famille qui vacille. Et après lui l’équilibre d’une société.
C’est aussi un fléau insupportable, justement parce qu’il a toujours cours dans notre société moderne, qui se prévaut de ses valeurs de tolérance et de respect de la personne.

Le tableau que je viens de dresser, vous le connaissez parfaitement. D’abord parce que vous venez de plancher sur le sujet, mais surtout parce qu’il constitue une partie de votre quotidien professionnel.

Je tiens à vous remercier de votre implication. Comme lors de nos précédentes journées, je vous le redis : les échanges (notamment de pratiques) entre professionnels sont primordiaux et demeurent un préalable à une action de terrain efficace. Ils permettent de confronter vos expériences. Je suis particulièrement fier que cette journée se déroule à Sens, à l’initiative du CLSPD et du Contrat Urbain de Cohésion Sociale, avec le soutien du Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance.  

Avant de conclure cette journée, je tiens à remercier les intervenants qui se sont exprimés aujourd’hui (Messieurs MUGNIER, GANDEGA et BALTA), ainsi que les participants aux tables rondes et à travers eux les institutions ou structures qu’ils représentent : l’Ecole Théodore de Bèze de Paron, le Commissariat de Police de Sens, le Barreau de Sens et la Ligue des Droits de l’Homme dans l’Yonne.
Enfin, merci aux services municipaux qui sont intervenus dans l’organisation logistique de cette journée.
Je le disais au début, le sujet est grave, mais je n’en terminerai pas moins sur une note d’espoir. La prise de conscience, et la mobilisation de tous, est une réalité, qui ne peut que faire évoluer la situation dans le bon sens.

Vous savez que nous nous y consacrons et que nous continuerons à le faire, à vos côtés, tous nos moyens et toute notre énergie.
Je vous remercie.

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